La maîtresse trompée
Le soir, la nuit, le matin, quand le sommeil ne me trouve pas ou me quitte, je pense à tout ce que je pourrais te dire.
J'aimais tant me réveiller à tes côtés, sentir ton étreinte étouffer mes premières respirations de la journée. Avais-tu peur que je m'échappe ?
Je gémissais et tu me disais « tout va bien, je suis là mon bébé ».
Je ne savais pas à ce moment que ces mots ne m'étaient pas destinés, que cet amour qui débordait de toi et que tu m'offrais, était celui dont tu la privais elle.
Elle, cette autre, dont j'ignorais l'existence mais pas l'ombre.
Elle était là depuis le début, détentrice de tes sentiments.
Elle sera là après moi.
Je n'étais qu'une aventure, une parenthèse dans votre histoire.
La maîtresse trompée, je ne connaissais pas ce rôle, je ne l'avais jamais vécu. C'est chose faite désormais.